À l'inverse de l'Éther et de l'Orhen, qui nécessitent de comprendre leur fonctionnement, l'Ek'lka repose sur la compréhension d'un concept propre à chaque individu. Pour ceux qui en possèdent un, il est déterminé dès la naissance et ne change pas avec le temps ; les pouvoirs, eux, commencent à se manifester durant l'enfance. Par principe, il ne suit aucune règle, et prend une forme différente selon l'utilisateur.
Ainsi, chacun est libre ou non de fournir les efforts nécessaires pour vivre comme l'exige son Ek'lka, et ainsi le rendre plus puissant. Il est très commun de ne pas s'embêter et de vivre sa vie comme si de rien n'était : après tout, les factures ne vont pas se payer toutes seules.
Les restrictions et contrecoups varient de pouvoir en pouvoir. On note, sans surprise, que plus un pouvoir est puissant, plus les contraintes sont lourdes.
Ce qui distingue cet Essem des autres, c'est sa progression. Vous aurez beau vous entraîner et gagner en expérience au combat, vos pouvoirs n'évolueront pas pour autant. Pour les voir évoluer, il faut renforcer votre aklën, le nom donné à ce lien invisible qui relie un utilisateur à son concept.
Pour ce faire, rien de plus simple : vous devez agir en accord avec votre concept. C'est ce que l'on appelle la « résonance ». Dit comme ça, c'est très vague, mais ce n'est pas si compliqué. Prenons un exemple pour illustrer :
Concept : Mouvement. Pouvoir : changer la direction d'un projectile lancé.
Comme acte de résonance, le personnage pourrait, dans son rp, ne pas tenir en place : aller dans un coin, puis dans un autre. Pas besoin d'être hyperactif, simplement de ne pas rester figé. Cela peut aussi s'appliquer à sa vie personnelle et à ses relations : tout ce qui touche au mouvement, et à l'idée de ne pas laisser sa situation telle quelle, même si elle s'avère confortable.
C'est extrêmement handicapant, on est bien d'accord. Cela explique que, dans la société, les utilisateurs d'Ek'lka ne soient pas anormalement puissants par rapport à la norme, puisque la majorité des gens préfèrent vivre leur vie comme ils l'entendent. Tout comme les utilisateurs d'Éther pensent plutôt à aller travailler pour payer leur loyer qu'à s'entraîner.
En bref, vouer sa vie à son concept est un véritable sacrifice, plus ou moins grand selon celui-ci. Enfin, que voulez-vous : rien n'est gratuit dans la vie.
L'Ek'lka tire sa source de l'Originel de l'Infini, d'où les possibilités colossales à sa disposition. Autrefois, il offrait son Essem à son peuple, privé d'Éther par l'Originel de la Fin. Mais ça, c'était avant la Fracture. Le pourquoi du comment pourrait être expliqué, mais vos personnages ne le savent probablement pas : autant dire qu'on s'en moque.
Tout ce que vous savez, c'est que cet évènement a changé les choses : on ne trouve désormais plus l'Ek'lka uniquement à Erasill, mais bien partout.
Pour ce qui est de l'apparition du principe de résonance, on raconte que ce serait à la suite d'un changement dans la vision des choses de l'Originel. Jadis, il souhaitait offrir des pouvoirs en lien avec la nature profonde de chacun, dans l'idée que ce seraient les capacités les plus adaptées à chaque individu.
Aujourd'hui, bien qu'il ne déteste pas entièrement l'humanité, il semble avoir une certaine aversion à son égard, ou plutôt envers certains comportements. Pour lui, le changement est mauvais : décider de quelque chose puis revenir sur sa parole est un crime, et cela aurait impacté son Essem. Bien entendu, ce ne sont que des rumeurs : la véritable raison n'est connue que de lui seul.
Le principe de l'Ek'lka, c'est d'offrir des pouvoirs uniques à chaque utilisateur. Il n'existe donc, sans surprise, aucune spécialisation répertoriée pour cet Essem.
Ça s'apparente davantage à de la magie « magique » : vous disposez d'une capacité propre à votre personnage, avec pour seule restriction de tourner autour d'un même concept.
Si vous avez une idée extrêmement précise d'un pouvoir difficile à adapter ailleurs, c'est clairement une bonne option.