La magie n'est pas « magique ». La formule peut sembler étrange, et pourtant c'est la plus juste pour décrire son fonctionnement : bien qu'elle n'ait rien de physique au sens strict, elle obéit à des lois et à un mécanisme précis.
La manière la plus intuitive de l'utiliser reste d'exploiter les propriétés de sa catégorie d'éther, ou de suivre son concept dans le cas de l'Ek'lka. Il existe cependant une autre approche : se servir de son essem sans le transformer. Ce principe est universel. On l'appelle la maîtrise générale, car il est commun à tous les essems, quelle que soit leur affinité.
Il est possible de percevoir son environnement en projetant son essem. Cette perception s'apparente à une sorte de sixième sens, qui permet d'évaluer ce qui nous entoure. Plus la quantité d'essem est importante, plus la portée augmente ; la précision et le niveau de détail dépendent surtout de la maîtrise de l'individu.
La maîtrise générale permet de faire léviter des objets, mais de manière limitée : la lévikinésie reste approximative, jamais aussi fine ni aussi précise que la manipulation proprement dite. La lévitation elle-même demeure possible, mais bien plus délicate à obtenir sans cette affinité. C'est pour cette raison que ce point n'est pas approfondi dans les écoles.
Il est possible de condenser son essem sans le transformer. C'est à partir de ce principe que l'on peut générer des boucliers visibles. La couleur de l'essem condensé varie selon plusieurs facteurs, et sa résistance dépend en grande partie de la quantité d'essem utilisée, mais aussi de la maîtrise de l'individu, qui influence sa capacité à encaisser des coups.
Est-ce la même chose que les techniques de l'école de Zhuaän, qui condensent elles aussi un essem ? En apparence seulement. Dans le cas présent, il s'agit de condenser son propre essem. Les disciples de Zhuaän, eux, utilisent l'éther ambiant, et de manière bien particulière, conformément aux enseignements de leur père fondateur.
C'est cette différence qui rend une discipline nettement plus difficile que l'autre.