
Le Chant est en réalité une traduction approximative d'un ancien dialecte Helk'ütha, qui fait allusion à la façon dont les « paroles » peuvent façonner le monde autant qu'un burin le ferait avec de la pierre.
Le Chant est un cadeau qui aurait été donné par l'Étranger aux Rakantes, il y a des siècles, avant qu'il ne disparaisse. Si certains le considèrent comme un cadeau d'adieu, divin et sacré, d'autres le voient comme une malédiction, un rappel de la différence dérisoire entre les hommes et tout ce qui les dépasse.
D'après les histoires répétées dans la tribu Rakante, le Chant serait capable de déclencher des maëlstroms en plein désert, de ramener le soleil pendant une nuit d'hiver et de séparer la terre comme un couteau couperait du papier.
Cet artéfact prend la forme d'un pendentif enchanté qui permet de rendre « vraie » la parole de la personne qui le touche. Il obéit simplement au vœu exprimé par son porteur : la réalité se déforme alors comme demandé.
Le résultat peut cependant être bien différent de ce que le porteur avait imaginé : demander de l'eau peut tout aussi bien faire apparaître un verre d'eau qu'une pluie diluvienne. De plus, le pouvoir met plus ou moins de temps à redevenir disponible selon l'ampleur de la réalité modifiée. Enfin, la réalité modifiée finit toujours par revenir à la normale au bout d'un moment. La nature de cette magie reste impossible à déterminer.
Bien que ses capacités puissent faciliter la vie de son utilisateur, selon les Rakantes, tous ceux qui l'ont utilisé y ont succombé, à l'exception de Ba'shir, son gardien, qui, lui, était devenu complètement fou en échange d'une immortalité volée, avant de finir par mourir dans des circonstances encore mal connues.