Les disciples de Zhuaän, c'est la spécialisation martiale par excellence. Leur style repose sur un art de combat très particulier, basé sur la maîtrise de l'Éther ambiant, et donc pas accessible à n'importe qui.
Les disciples de Zhuaän ne tirent pas leur force de leur Essem, mais du monde qui les entoure. Leur but ? Atteindre l'illumination.
Concrètement, ils utilisent leur corps comme catalyseur, et font circuler l'Éther ambiant à travers eux, notamment grâce à des techniques de respiration inspirées des traditions taoïstes.
Sauf qu'ici, c'est plus qu'une métaphore : ils respirent littéralement l'Éther, qu'ils font passer par leurs poumons, leurs muscles, leurs os.
C'est aussi classe que dangereux. Mal faire ça, c'est se condamner à une lente auto-destruction. C'est pour ça que l'entraînement des disciples de Zhuaän est extrêmement long, strict, et rigoureux. Le corps doit être préparé à supporter la charge de cette énergie.

Leur école inclut toutes les armes imaginables, le combat à mains nues, et même ce que l'on aurait du mal à qualifier d'arme, comme des baguettes, des panneaux, et tout ce qui peut s'apparenter à un objet du quotidien. Autant dire que c'est un art martial unique en son genre.
Chaque geste est calculé, précis, porté par une respiration maîtrisée et une posture étudiée. Leur façon de se mouvoir peut sembler sobre ou élégante au premier regard, mais derrière, chaque frappe est portée avec une puissance maîtrisée, amplifiée par l'Éther.
Les pratiquants suivent leur propre chemin, et tous visent la même chose : le contrôle absolu de soi et de l'Éther. Ce qui fait vraiment leur particularité, c'est leur manière d'intégrer l'Éther ambiant directement dans leur style de combat.
Plutôt que de le projeter comme un mage, ils le font passer par leur corps, comme un circuit naturel. Chaque mouvement devient une forme de canalisation :
On dit souvent que le style d'un disciple de Zhuaän est silencieux, mais qu'il laisse une trace dans l'air. Leur aura, imperceptible au premier abord, semble vibrer avec le rythme de leur respiration. Ils ne se contentent pas de frapper : ils dansent avec l'Éther.
La voie des disciples de Zhuaän est associée au ciel. Elle vise à se rapprocher du divin sans jamais l'atteindre, en chassant toute affinité éthérique de son corps. Mais pourquoi tenter de se séparer de ses Éthers ? La réponse est simple : ils sont un obstacle sur le chemin de l'illumination.
Atteindre l'illumination parfaite, c'est réunir les onze Éthers à l'intérieur de soi, et retrouver l'état d'origine de l'Éther universel. Vous comprenez maintenant ? Maîtriser un Éther ne sert à rien, tout comme se focaliser sur ses affinités.
En entrant dans un état d'illumination, le disciple de Zhuaän devient capable d'user de l'Éther sous sa forme originelle, et donc d'utiliser des techniques de destruction pure.

Si certaines spécialisations peuvent être étudiées, même si ce n'est que survolé, pendant le lycée, celle-ci est un peu à part.
Il n'est possible d'apprendre cette spécialisation que dans une école spécifique et ses branches. Étant une spécialisation à laquelle il faut dédier sa vie, il est nécessaire de s'y attaquer dès l'enfance afin d'avoir un niveau acceptable.
La raison pour laquelle cette spécialisation est un peu particulière, c'est que, pour maîtriser autre chose que ses simples techniques martiales, il faut posséder des prédispositions génétiques spécifiques, seulement trouvées chez les descendants d'anciens Samaäriens (Don). Et même pour ces élus de la génétique, l'apprentissage des techniques est, en plus d'être long, douloureux et complexe. Il demande une discipline ainsi qu'une rigueur intense, mais surtout une force mentale à toute épreuve.
Premier stade. Permet de manipuler et absorber l'Éther ambiant. Le corps n'est pas encore capable de le stocker : il ne fait que le traverser. Le garder en soi provoque une douleur intense, mais c'est à travers cette douleur que tout commence. C'est la base de toute progression future.
Stade secondaire, et probablement le plus fondamental pour progresser. Le corps apprend à utiliser l'Éther pour se renforcer, au prix d'une auto-destruction lente et contrôlée, suivie d'une régénération naturelle. Résultat : un corps de plus en plus solide, capable d'absorber plus d'Éther.
Le corps est maintenant assez fort pour conserver l'Éther temporairement et commencer à le manipuler. L'Éther se condense autour du corps et forme une aura translucide, flottant près de la peau. C'est là qu'apparaissent les premières véritables techniques de l'école de combat.
L'utilisateur est capable de rendre tangible l'Éther qu'il condense. Il peut projeter des vagues d'énergie pure, leur donner une forme partielle, voire une certaine consistance. Les attaques deviennent plus puissantes, mais restent encore relativement fragiles.
À ce stade, l'Éther est pleinement solidifié. Il peut prendre la forme de lames, de plateformes, de boucliers... Le corps est désormais parfaitement habitué à accueillir cette énergie, tant que la limite n'est pas dépassée.
Le corps et l'Éther ambiant entrent en symbiose. L'utilisateur peut étendre son propre Éther pour former un « domaine » autour de lui, qu'il contrôle sans même avoir à le faire circuler dans son corps. À ce niveau, l'Éther semble être une extension directe de son être. Seuls cinq maîtres ont atteint ce stade.
Ce stade n'a jamais été observé : il est encore aujourd'hui purement hypothétique, et serait un but ultime à atteindre. Il s'agirait d'une harmonie totale et permanente avec l'Éther, où rien ne serait impossible.